HollySiz : "Sur cet album, je ne voulais pas faire ce qu’on attendait de moi"

HollySiz : « Sur cet album, je ne voulais pas faire ce qu’on attendait de moi »

Actualité ~ Muzik • 12 avril 2018

hollysiz-rather-than-talking-metz-today HollySiz : "Sur cet album, je ne voulais pas faire ce qu’on attendait de moi"

Avant son concert ce jeudi soir à 20h30 sur la scène de la BAM, HollySiz s’est confiée à Metz Today sur son deuxième album « Rather than talking », ses influences musicales et ses coups de cœur du moment.

 

HollySiz, tout d’abord d’où vient votre pseudonyme ?

Je l’ai dit plus d’une fois pourtant (rires). C’est la contraction deux de choses, tout d’abord Siz, qui est mon surnom personnel, et Holly qui signifie le houx en anglais. Holly c’est aussi le nom du personnage féminin du premier film de Terrence Malick, La Balade Sauvage.

 

Vous avez sorti un deuxième album, Rather than talking. Un disque qui mêle les genres et les influences, c’est quoi au fond votre ADN musical ?

C’est difficile à définir. On ne se rend pas vraiment bien compte de ce qui nous influence le plus, en tout cas on retrouve l’énergie, la rythmique et les mélodies de mon premier album. Il y a sur ce deuxième album plus d’organique, plus de chœurs, plus de piano. J’ai vu que certains ont parlé d’un album électro mais je ne trouve pas. Son ADN je dirai que c’est de la pop, car les chansons sont construites sur cette base classique, mais ça tire vers le rock, le R’n’b aussi, même si le terme R’n’b est un peu galvaudé, aujourd’hui on ne sait plus trop ce que c’est. Mais mes sources dans le R’n’b proviennent plutôt de celui des années 2000.

 

Cet album c’est aussi un autre chapitre de votre vie, quel était votre état d’esprit au moment de sa conception ?

Déjà je vous avoue qu’il s’est fait sur de nombreuses années, ce n’était donc pas un état d’esprit constant. En fait, j’ai essayé de me défaire du fait que les gens vont l’entendre, parce que sur un premier album on se dit que personne ne l’écoutera, du coup on est libéré et on se permet tout et n’importe quoi. Alors que sur un deuxième on se dit que là, potentiellement des gens vont l’écouter, mais j’ai fait ce que j’avais envie de faire, plutôt que de faire ce qu’on attendait de moi.

 

Il y a des thèmes forts dans Rather than talking comme les droits des femmes. Musicalement quelle femme trouvez-vous la plus inspirante sur la scène actuelle ?

Ce serait vraiment dur d’en choisir une seule. Dans la jeune garde, j’aime beaucoup Clara Luciani j’adore sa voix, elle comme Juliette Armanet. Ce sont des filles qui arrivent avec une façon moderne de faire de la musique mais empreintes d’une certaine nostalgie. J’ai beaucoup d’amour pour Brigitte aussi, elles sont mes amis dans la vie, elles portent un troisième album qui est vraiment beau. Il y a beaucoup de femmes qui arrivent dans la musique française et dans la musique mondiale aussi. Après parmi celles qui ont été très influentes pour moi, il y a Tina Turner et Annie Lennox par exemple.

 

Si on vous permettait de faire un concert dans un lieu insolite, totalement improbable, que choisiriez-vous ?

Quelle bonne question ! Ce qui me vient tout de suite ce n’est pas un lieu insolite mais les Arènes de Nîmes, parce que c’est un endroit qui me fait rêver. Sinon une tournée où on irait jouer chez les gens, dans leur salon, ce serait chaque soir différent, avec des grands salons, d’autres plus petits, ce serait très sympa.

 

Propos recueillis par Thibaut Goetz