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Mousseux, Champagnes et Crémants : la folie des bulles !

Metz Vins • 4 décembre 2018

champagne-bulles-metz-today Mousseux, Champagnes et Crémants : la folie des bulles !

Les fêtes de fin d’année approchent : quoi de mieux que de les partager avec famille, proches et amis autour de quelques bulles ? Parfaitement représentatives de la convivialité et de l’euphorie à venir, elles connaissent toujours un grand succès, se retrouvant dans bon nombre de coupes. Mais comment bien choisir ses bulles ? Si le champagne est souvent le grand privilégié de ce genre d’occasion, il ne faut pas occulter d’autres vins mousseux, voire des crémants, qui pourraient également tout à fait convenir. Ainsi comment différencier un vin mousseux, un champagne et un crémant ? Dans cette effervescence des sens, nous allons ainsi tenter de différencier les vins effervescents ci-dessus.

 

Commençons tout d’abord par le vin mousseux. Ce terme est une catégorie générique, c’est-à-dire qu’il regroupe l’ensemble des vins pétillants ou effervescents. Le vin mousseux subit une suppression de gaz carbonique lors de la fermentation et le gaz est maintenu dissous dans le vin grâce à une fermeture hermétique de la bouteille. Par conséquent, le gaz ne se dégagera lorsque le vin mousseux sera débouché. Malheureusement, le mousseux est souvent connoté de manière péjorative de la part du public, qui y voit souvent un vin médiocre et bon marché, et à prix relativement faible dans les rayons de grande surface. C’est pourquoi les termes génériques sont le plus souvent employés, comme « effervescent, pétillants ou fines bulles ».

 

D’ailleurs, il convient de réhabiliter définitivement l’aura des vins mousseux, car le plus célèbre d’entre eux n’est autre que… le champagne ! En effet, selon la législation Européenne, il est défini comme un Vin Mousseux de Qualité Produit dans une Région Déterminée. Pour bénéficier de cette appellation, il doit donc être produit dans la région de Champagne, et uniquement en Champagne (les zones de production sont en effet très précises) et être issu des cépages suivants : Chardonnay, Pinot noir, Pinot blanc, ou des cépages moins connus, comme le Pinot meunier, l’Arbanne, le Petit Meslier, le Pinot de juillet, et le Pinot gris vrai. Concernant sa fabrication, et selon la légende, c’est Dom Perignon qui serait à l’origine du moyen de contrôler de l’effervescence du vin en bouteille. En effet, il eut l’idée de couler de la cire d’abeille pour boucher le goulot des bouteilles pour rendre celles-ci totalement hermétiques et ainsi empêcher le gaz de s’échapper à l’extérieur de la bouteille. Mais au bout de quelques semaines, la plupart des bouteilles explosèrent… En tombant dans le vin, le sucre contenu dans la cire d’abeille avait provoqué une seconde fermentation qui a entraîné une soudaine et brutale effervescence.

 

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Cette mésaventure eut au moins le mérite d’entraîner la fameuse méthode champenoise ou traditionnelle de fabrication du champagne. Cette dernière se déroule en six étapes :

– La fermentation alcoolique, c’est-à-dire la transformation du sucre naturel contenu dans le raisin en alcool. Le jus de raisin devient du vin dit tranquille.

– L’assemblage du champagne où les liquides de différentes vendanges (souvent les trois dernières années) et de différents lieux sont assemblées ensemble.

– La mise en bouteille, avec la levure et le sucre.

– La fermentation malolactique. C’est l’étape la plus symbolique du processus. La levure transforme le sucre en alcool et gaz carbonique. Le dioxyde de carbone, ou gaz carbonique ne pouvant s’échapper de la bouteille, se dissout dans le vin. C’est la naissance des bulles dans le champagne !

– La maturation : les bouteilles sont stockées horizontalement dans une cave naturelle en calcaire, fraîche et sombre, pendant 1 à 3 ans.

– Le dégorgement, où le producteur place le goulot de la bouteille avec tout le dépôt dans un mélange glacé d’azote. Le dépôt se transforme ainsi en glaçon et sera expulsé à l’ouverture sous la pression du gaz carbonique contenu dans la bouteille depuis plusieurs mois ou plusieurs années.

 

Enfin, terminons par le crémant, qui est très ressemblant au champagne puisque son nom est également suivi de Vin Mousseux de Qualité Produit dans une Région Déterminée. Mais pour éviter les risques d’erreur auprès du consommateur, et surtout garder son image, la région champenoise a décidé de négocier en cédant le terme de « Crémant » qu’elle destinait aux Champagnes demi-pressions. Le champagne garde par conséquent, et en exclusivité, la mention « méthode champenoise », alors que ces deux vins effervescents sont élaborés selon cette méthode. Mais il existe bel et bien des différences lors du processus de création : le rendement de pressurage, le type de cépage, et bien évidemment le prix en rayon (le crémant est de bonne qualité mais est bien plus accessible pour le consommateur).

 

Voilà donc les principales caractéristiques de ces termes. À ce titre, l’association Metz Vins vous invite à partager votre ressenti et vos connaissances, et surtout à fêter la fin de l’année avec des bulles, au cours d’une soirée spéciale Bulles du Monde. Venez donc partager quelques coupes avec des bulles italiennes, anglaises mais aussi françaises ce jeudi 6 décembre à partir de 19h30 au centre socio-culturel arc-en-ciel, au 71 rue Mazelle à Metz. Limitée à 18 places, cette soirée s’élèvera au tarif de 15€ pour les membres et 20€ pour les extérieurs (15€ l’adhésion annuelle). Alors n’hésitez plus, et réservez votre place par téléphone au 07 83 38 80 16.

 

Oenologiquement vôtre,

 

Par Kévin Beluche, responsable communication chez Metz Vins