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Die Hard : notre classement des épisodes de la saga

News ciné • 1 avril 2019

die-hard-willis-metz-today Bruce Willis aka John McClane dans le premier Die Hard en 1988 : "Piège de Cristal".

À l’occasion de la diffusion de « Une Journée en Enfer » sur W9 ce soir à 23h, Metz Today revient sur l’une des plus grandes sagas d’action de notre ère, iconisant le personnage de John McClane, rôle ayant consacré Bruce Willis au rang de star interplanétaire.

 

Dans la course survoltée des séries B et autres films d’action des années 80-90, époque emplie d’une douce nostalgie, sentant bon la testostérone (Stallone et Schwarzie en tête), les buddy movie (la saga culte L’Arme Fatale) et les punchlines mythiques, il y a pourtant un héros se démarquant des autres : John McClane. Flic tenace et vulnérable, maniant aussi bien l’ironie que les armes, il possède toutes les caractéristiques de l’anti-héros sans pour autant complètement revêtir cette image. Souvent blessé (pieds en sang et hectolitres d’hémoglobine sur son marcel blanc…), alcoolique et dépressif avant de sombrer dans les difficultés de la vieillesse, sa riche personnalité en fait un des meilleurs héros de sa génération. Icône de la saga Die Hard, il a participé à ces films ayant aussi bien redéfini les codes du cinéma d’action qu’entretenant au fil des années une image d’œuvre culte. Replongeons-nous dans cette saga avec notre avis rapide sur les épisodes, classés ci-dessous du moins bon au meilleur selon votre serviteur ! Suivez le guide, et… Yippee ki yay motherfucker !

 

5/ Die Hard : Belle journée pour mourir (A Good Day to Die Hard) de John Moore (2013) – 1/5

Soyons clairs : ce film est tout sauf un Die Hard ! À vrai dire, nous avons même hésité à le mettre dans notre classement tellement il est à éviter. La raison ? Elle est toute simple : rien ne fonctionne ! Que ce soit au niveau du rythme (le film fonce à toute berzingue pendant 1h30, et propose des scènes d’actions interminables, dont la course poursuite du début), de la réalisation, où certaines scènes piquent réellement les yeux (le fameux ralenti final hante encore certains esprits) et même des personnages ! Bruce Willis est ici réduit à l’état d’un vieillard beuglant à tout bout de champ qu’il est en vacances (où est passé McClane le dur à cuire ?) et aucune alchimie ne se dégage dans sa relation avec son fils, véritable tête à claque inexpressive ! Reste une ou deux cascades visuellement impressionnantes et un petit twist sympathique concernant le bad guy ! Bien trop peu pour s’en contenter !

 

4/ Die Hard 4 : Retour en Enfer (Live Free or Die Hard) de Len Wiseman (2007) – 3,5/5

Après 12 ans d’absence, ce comeback survenu en 2007 avait de quoi inquiéter, mais il faut avouer que Wiseman, en bon passionné de la saga, s’en est plutôt bien tiré ! L’idée d’avoir construit un scénario sur les dangers des nouvelles technologies et le développement du cyber terrorisme, permettant ainsi de rentrer en contradiction avec le coté austère de McClane et créer un décalage comique, est plutôt réussi. Le bad guy (malheureusement bien trop lisse) s’en amuse d’ailleurs, en comparant l’inspecteur à « une montre à remontoir à l’ère du numérique ». Le scénario et l’essence même de la saga sont donc bien présents ! Ajoutons à cela des scènes d’action et cascades visuellement impressionnants, et le plaisir pointe le bout de son nez. Tout juste pouvons-nous regretter quelques fautes de goût en matière de surenchère, flirtant dangereusement avec le ridicule, notamment pendant la scène d’action finale (le camion à remorque réussissant à terrasser un avion de combat… rien que ça !).

 

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Bruce Willis de retour dans Die Hard 4, 12 ans après « Une journée en Enfer ».

 

3/ 58 Minutes pour Vivre (Die Hard 2) de Renny Harlin (1990) – 4/5

Die Hard 2 est l’exemple typique de la suite ne prenant pas de risque mais restant diablement efficace. Digne représentant des eighties dans ses scènes de fusillades et son nombre de morts impressionnant (on en compte 38 rien que par McClane himself, soit le plus élevé de la saga), le film ne contient aucun temps mort, propose une galerie de méchants plus cinglés les uns que les autres, et confirme Bruce Willis en star de film d’action. Seul bémol, et comble du paradoxe sa principale qualité : son alignement généreux de scènes d’action au détriment de l’intrigue et du développement des personnages, là où Piège de Cristal y mettait un point d’orgue.

 

2/ Piège de Cristal (Die Hard) de John McTiernan (1988) – 4,5/5

Malgré son timide succès lors de sa sortie en 1988, Die Hard premier du nom acquerra rapidement au fil des années le statut de film culte. Non content d’iconiser le personnage de John McClane en véritable figure de la culture-pop, Piège de Cristal propose même un bouleversement des standards en matière de films d’action, devenant même un modèle pour la plupart de ces derniers essayant de recopier les mêmes ficelles, mais sans le talent nécessaire. Car il fallait bien un artiste derrière la caméra : John McTiernan. Après son musclé Predator, autre œuvre ô combien adulée, il reprend l’innovation d’introduire le décor comme un personnage à part entière. Après la jungle, place donc au Nakatomi Plaza, un imposant gratte-ciel de 34 étages, reflétant le gigantisme et un rapport de force formidablement bien illustré entre des assaillants armés jusqu’aux dents et un petit flic de New York aux pieds ensanglantés. Confrontation se terminant en duel intense avec Alan Rickman, le meilleur méchant de la saga, dont la froideur n’a d’égal que sa détermination. Culte on vous dit !

 

1/ Une journée en Enfer (Die Hard : With a Vengeance) de John McTiernan (1995) – 5/5

Le choix fut rude, mais voici selon nous le meilleur opus de la saga, à ranger de toute urgence au panthéon des meilleurs films d’action de tous les temps. Ce troisième opus est une suite directe à Piège de Cristal, en ce sens où l’opposant de ce film est le frère d’Alan Rickman (formidable Jeremy Irons), et réclamant tout simplement revanche auprès de McClane (d’où le vengeance du titre). Et là où ces quelques lignes ne laissent présager qu’une trame somme toute classique, commence dès le départ un jeu du chat et de la souris (ou plutôt de « Jack a dit ») survolté dans les rues de New-York, à base d’énigmes et devinettes. Intense, dynamique et rythmé, la réalisation de McTiernan enchaîne les scènes d’anthologie, que ce soit le désamorçage d’une bombe dans un métro, la fuite dans un tunnel enseveli par l’eau, ou encore le braquage de banques new-yorkaises. Aidé par un Samuel L. Jackson en grande forme, Willis y livre la meilleure prestation de McClane qui soit, fatigué, dépassé, mais surtout très drôle (en somme, tout le contraire du dernier). Alors n’attendez plus, et rattrapez vite votre erreur ce soir si vous ne l’avez pas vu !

 

Par Kévin Beluche